Soulé le paresseux

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Il était une fois un petit garçon nommé Soulé, qui vivait avec sa mère dans un village isolé. Ils étaient fort pauvres, et la vieille femme gagnait sa vie en tissant, mais Soulé était tellement paresseux qu'il passait ses journées à jouer. On le surnommait donc Soulé le paresseux. Sa mère ne parvenait pas à lui faire faire quoi que ce soit, et finalement elle lui dit un jour que s'il ne se mettait pas à travailler pour gagner son pain, elle le mettrait à la porte.
Soulé se décida alors et partit travailler chez le fermier d'à côté pour un salaire d'un penny ; mais alors qu'il rentrait chez lui, n'ayant encore jamais eu d'argent, il l'égara en traversant une petite rivière.
« Espèce d'idiot », lui dit sa mère, « tu aurais dû le mettre dans ta poche.»
« La prochaine fois je n'y manquerai pas, maman », répondit Soulé.
Le lendemain, Soulé partit travailler chez un vacher, qui lui remit un petit pot de lait en guise de salaire pour sa journée. Soulé prit le pot de lait et le mit dans dans la large poche de sa robe comme le lui avait conseillé sa mère, mais le pot de lait se renversa bien avant que Soulé n'arrivât chez lui.
« Quelle bêtise », dit la vieille femme; « tu aurais dû le porter sur ta tête. »
« La prochaine fois je n'y manquerai pas, maman » dit Soulé.
Le lendemain, Soulé partit encore travailler, cette fois-ci chez un fermier qui lui promit un bol de millet en salaire. Le soir, Soulé prit le bol de millet, et le porta sur sa tête jusqu'à chez lui. Mais en arrivant à la maison, il vit que le bol était vide, car les oiseaux qui volaient au-dessus de lui avaient mangé tout le millet.
« Imbécile, » lui dit sa mère, « tu aurais dû le porter dans tes mains et faire attention. »
« La prochaine fois je n'y manquerai pas, maman » répondit Soulé.
Le lendemain, Soulé partit travailler chez un boulanger, qui lui donna un petit chien. Soulé prit le chien et le porta avec précaution dans ses mains, mais le chien le mordit tant et si bien qu'il dut le laisser partir. Quand il arriva chez lui, sa mère lui dit,
« Mais quel abruti, tu aurais dû

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